Le corbeau à quatre pattes

Farce mélodramatique pour deux comédiens et ensemble instrumental

sur des textes de Daniil Harms

Le Corbeau à quatre pattes se présente comme une pièce de concert enrichie par quelques éléments théâtraux : la gesticulation, la mimique, le déplacement occasionnel des deux comédiens, ainsi que des interventions vocales des musiciens qui scandent, chantent, murmurent, chuchotent, ou jouent sur divers objets tels que des galets, des jouets d’enfants, des appeaux de chasse etc. Malgré ces principes scéniques, le mélodrame veut toujours rester fidèle à l’idée d’une pièce concertante : pas de mise en scène, pas de décor, pas de lumière particulière, pas de costumes. Le récit domine et confère son rythme à la musique, à tel point que la teneur du propos, son caractère souvent absurde, se voient non seulement reflétés dans la partie musicale, mais envahissent jusqu’à l’exécution même de la musique. 

Depuis toujours, la forme du mélodrame présente un problème d’équilibre entre le texte parlé et la musique. Les compositeurs « sacrifient » souvent la transparence sonore des paroles en favorisant plutôt leur « couleur » et leur « rythme », tandis que leur sens se disperse dans le son dont le volume est beaucoup trop élevé. L’écriture musicale et la diction du texte parlé dans Le Corbeau à quatre pattes veulent préserver la plus grande audibilité possible des paroles dont le rythme et l’intensité dictent ensuite le caractère et l’importance des séquences musicales. Une amplification discrète des voix parlées est également mise en place dans la salle (micros casque, haut-parleur, etc). 

Le mélodrame est composé d’un enchaînement de brèves histoires accompagnées d’un discours musical comme s’il s’agissait d’un autre plan du contenu littéraire. Pour rester fidèle à l’oeuvre de Harms, Kryštof Mařatka privilégie, tout au long de son mélodrame une dimension narrative, aussi bien dans la forme même de l’oeuvre que dans l’écriture musicale. L’ordre, choisi par le compositeur, ne tente pas de relier les histoires entre elles mêmes, mais bien au contraire, vise à créer un tissu musical 


Avec 
Kryštof Mařatka, compositeur
Alain Carré, comédien
Vincent Figuri, comédien

et l‘Ensemble Calliopée
David Walter,
hautbois
Chen Halevi,
clarinette
Karine Lethiec,
alto
Laurène Durantel,
contrebasse
Renaud Muzzolini
et Nicolas Gerbier, percussions
Aude Guiliano,
accordéon
Frédéric Lagarde,
piano

Télécharger le dossier de présentation

X