CD Martinu + Choc

BOHUSLAV MARTINŮ

H. 136

2009

Alpha

2 CD + DVD

Choc de Classica

PROGRAMME

CD 1

Bohuslav Martinů (1890-1959)

1-3. Trio à cordes n° 1 H. 136 (1924) *
* premier enregistrement mondial

4-6. Musique de chambre n°1 « Fêtes nocturnes » H. 376 (1959)

CD 2

1-3. Quatuor avec piano H. 287 (1942)

4-6. Quintette à cordes H. 164 (1927)

DVD side

H. 136, film documentaire écrit par Karine Lethiec, réalisé par Olivier Segard
Sur la redécouverte  et la création du premier Trio H. 136 de Bohuslav Martinů

avec
Maud Lovett et Saskia Lethiec, violon / Karine Lethiec, alto et direction artistique / Odile Auboin, alto / Florent Audibert et Romain Garioud, violoncelle / Julien Hervé, clarinette / Frédéric Lagarde, piano / Sandrine Chatron, harpe
Harry Halbreich, conseil artistique
Hugues Deschaux, ingénieur du son et dir. artistique

 

 

Quand la musique se fait aventure

C'est par ma belle-famille tchèque, mes nombreux voyages à Prague, en Bohème et en Moravie, jusqu’à la tour de Polichka où grandit Martinu, que s’est développée depuis longtemps en moi une véritable passion pour la culture et la musique tchèque. Cette passion s’est d’ailleurs concrétisée par la résidence de l’ensemble Calliopée au Centre culturel tchèque à Paris et de riches manifestations sur ce thème depuis les cycles Dvorak, Janacek et Martinu, jusqu’aux créations contemporaines de Petr Eben, Marek Kopelent, Krystof Maratka, Ondrej Adamek…et de la toute jeune génération de compositeurs tchèques accueillis à Paris grâce à un partenariat avec la Sacem.
Aussi, lorsque j’ouvris pour la première fois la toute fraiche édition du trio H.136 de Martinu, et que les notes jaillirent dans ma tête, je sus très vite qu’il s’agissait d’un chef d’oeuvre, sans doute le premier chef d’oeuvre de Martinu. J’entrevis alors les lueurs d’une aventure musicale hors du commun.
J’appelais Harry Halbreich, l’auteur du catalogue Martinu. Sans hésitation, il s’investit lui aussi dans l’aventure, en écoutant nos répétitions et en illuminant de ses connaissances notre volonté de servir au mieux ce nouveau texte.
Le premier concert à Paris, le 17 janvier 2008 au conservatoire de la rue de Madrid, à quelques rues du studio où vivait Martinu lorsqu’il écrivit son trio, fut une grande émotion et rapidement des personnalités, musiciens et musicologues, professionnels ou amateurs passionnés, nous encouragèrent à poursuivre notre aventure. Peu à peu, un nouveau projet naquit.
 
D’abord l’enregistrement d’un CD en première mondiale et la réalisation d’un film retraçant l’histoire de cette découverte et réalisé par notre ami réalisateur de grand talent Olivier Segard, qui avait suivit les premières notes de la partition derrière sa caméra.
Jean-Paul Combet, directeur d’Alpha Productions s’enthousiasma pour cette idée, et programma la sortie d’un double album pour mars 2009, qui fêtera le cinquantenaire de la mort de Martinu.
Puis, en contrepoint naquit l’idée d’une tournée de concerts et d’un important projet pédagogique, notamment au conservatoire de Paris dans le cadre de notre résidence, prolongeant cette aventure faite de générosité et d’enthousiasme.
Je terminerai cette note d’intention en évoquant la mémoire de Guy Erismann, disparu en 2007. L’immense musicologue était aussi le parrain de l’Ensemble Calliopée. Plus que jamais, les mots qu’il écrivit sur Martinu, prennent tout leur sens : « Rien de plus extraordinaire que de se retourner en imagination sur cet homme qui, « le bonheur étant en marche » (Saint Exupéry), alla toute sa vie au-devant de son enfance pour recomposer son âme, comme Sima refaisait l’univers à partir de ses visions cosmiques et parcellaires, comme Nerval se servit de « la réalité comme d’un dictionnaire poétique » pour découvrir tout simplement « que le soir se change en nuit et que la nuit naît le matin où se croisent les parallèles... »

Karine Lethiec, direction artistique

LA PRESSE EN PARLE

 

« L’Ensemble Calliopée dresse un portrait sensible et intelligent de la musique de chambre de Martinu. [Il] traduit toute la palette et l’intensité des nuances, donnant une épaisseur charnelle aux relents folkloriques du Finale […] L’Ensemble Calliopée avec Frédéric Lagarde privilégient davantage les ruptures de climats que les Kocian avec Ivan Klansky, plus enclins à privilégier un legato post-brahmsien. Une fois encore les interprètes jouent avec une grande liberté de ton, s’appropriant ces sonorités délicatement épicées. »
Stéphane Friedrich - CLASSICA
mai 2009
Choc de Classica
« Cette oeuvre de jeunesse sonne déjà comme une pièce maîtresse, portant en germe la ferveur lyrique du compositeur, son sens des contrastes, et cette poésie bouleversante qui jette comme un pont émotionnel entre le premier et le deuxième mouvement. D’autres partitions de musique de chambre, écrites entre 1927 et 1959, complètent cet album superbement interprété. »
Emmanuelle Giuliani - LA CROIX
mai 2009

« Les musiciens de l’Ensemble Calliopée [donnent] une exécution à la fois jaillissante, lyrique et foisonnante de timbres, au sein d’un beau programme où l’on trouve par ailleurs les Fêtes Nocturnes H. 376, les Quatuor avec piano H. 287, et le Quintette à Cordes H. 164 - une introduction idéale à la musique de chambre de Martinu. Pour l’anecdote ce disque a été enregistré dans le Limousin, à Villefavard, c'est-à-dire très exactement à l’endroit où Bohuslav Martinu et sa femme Charlotte trouvèrent refuge, lors de la débâcle de 1940. La maison où ils logeaient appartenait à Charles Munch... C’est ce que l’on aura pu apprendre en découvrant le passionnant documentaire réalisé par Olivier Segard sur le Trio à cordes et les circonstances dans lesquelles il a été redécouvert. »
Alain Cochard - CONCERTCLASSIC
avril 2009

« Les trois mouvements de ce Premier trio marquent un tournant capital dans la production de Martinu, dès ses premières semaines françaises, annonçant ainsi les grandes pages chambristes qui n’allaient pas tarder à suivre, en particulier le Deuxième quatuor. Voilà qui suffirait à notre bonheur, mais le programme, au-delà de ces dix-huit minutes, ne s’adresse pas qu’aux inconditionnels de Martinu : aux «3» viennent s’ajouter «4, 5, 6», l’Ensemble Calliopée se déployant jusqu’au sextuor, en passant par le quatuor et le quintette. »
Simon Corley - CONCERTONET

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