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Oct
Quand le jazz débarque
vendredi 12 Oct 2018
20:30
Quand le jazz débarque

Concert organisé par l’association Les concerts de poche

avec
Ensemble Calliopée : Anne-Cécile Cuniot, flûte et présentations
et Michaela Hrabankova, hautbois / Juncal Salada Codina, clarinette / Camille Jody, cor / Louise Lapierre, basson


Dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale et notamment de l’entrée en guerre des troupes américaines dans le premier conflit mondial, l’Ensemble Calliopée a créé un programme musical en quintette à vent évoquant les brass bands américains. Il met en valeur l’engagement des compositeurs américains de cette époque ainsi que les origines afro-américaines du jazz et son rayonnement en Europe au tournant de la Première Guerre mondiale.

À cette période, la musique est placée aux États-Unis sous le signe du ragtime et du jazz, illustrée par des figures emblématiques telles que Scott Joplin ou Jim Europe, qui débarque en France en 1917 avec son régiment de soldats musiciens. Ces nouvelles sonorités sont très ancrées dans la culture afro-américaine, et s’inscrivent en droite ligne des gospels et autres work-songs que chantaient les esclaves africains.

Mais le jazz va dépasser les frontières de la ségrégation raciale, si bien que des compositeurs blancs vont très vite l’adopter. On pense bien sûr à l’immense George Gershwin et son opéra Porgy and Bess, écrit uniquement pour chanteurs noirs, Frédérick Delius et son opéra Koanga qui évoque la vie d’esclaves dans une plantation du Mississippi ou encore Irving Berlin, ce juif russe immigré qui composera autant des standards de jazz, interprétés par Louis Armstrong ou Ella Fitzgerald, que l’hymne God Bless America.

Cette « nouvelle musique » aux rythmes syncopés va alors traverser l’Atlantique et tisser des liens entre le Vieux Continent et le Nouveau Monde qui s’écoutent et s’inspirent mutuellement à travers les expositions universelles mais aussi le débarquement de soldats musiciens afro-américains en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Ainsi Claude Debussy intègre dans ses Children’s Corner des rythmes de cake-walk, une danse qui inspirera le ragtime, et fait référence à la culture africaine à travers la poupée noire Golliwogg. Samuel Barber, quelques décennies plus tard, inscrira sa Summer Music dans cet héritage entré dans la culture musicale classique. Darius Milhaud, s’inspire lui de l’héritage sud-américain à travers la chanson brésilienne Le Bœuf sur le toit pour écrire sa Cinéma-fantasie pour un film de Charlie Chaplin.


PROGRAMME MUSICAL

Scott Joplin (1868-1917) The Entertainer (arr. Sjoerd van der Veen)
Frederick Delius (1862-1934) La Calinda, extrait de l’opéra Koanga (arr. Lisa Portus)
James Reese Europe (1880-1919) The Castle Doggy Fox Trot
Irving Berlin (1888-1989) God Bless America
Amy Beach (1867-1944) Pastorale
Walter Damrosch (1862-1950) Peace Hymn of the Republic
George Gershwin (1898-1937) Un Américain à Paris (arr. Ernst-Thilo Kalke)
Claude Debussy (1862-1918) Children’s corner  (arr. David Walter) extraits : The Little Shepherd, Golliwogg’s Cake Walk
Darius Milhaud (1892-1974) Le Boeuf sur le toît
Samuel Barber (1910-1981) Summer Music Op.31

En savoir plus sur le programme Quand le jazz débarque


Tarifs : 10€ plein / 2€ réduit
Réservations en ligne ou par téléphone 06 76 61 83 91

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