12 mains 24 cordes

Un programme qui voyage au cœur de cette formation originale à deux violons, deux altos et deux violoncelles.

Quelques rares œuvres ont été composées spécialement pour le sextuor à cordes et des pièces symphoniques ont été transcrites pour lui.
L’organiste allemand Michael Gotthard Fischer transcrit la Pastorale Symphonie n°6 de Beethoven pour sextuor. L’écoute de la célébrissime symphonie semble revivifiée par cette instrumentation peu jouée en concert.
Le sublime prélude de l’opéra Capriccio de Richard Strauss est confié à un sextuor, à la fois plaisant et dépouillé, mais aussi dense et grave, tout en nuances. Le maître romantique du sextuor reste Brahms. Le Sextuor op. 36 est une audacieuse merveille qui offre à chaque instrumentiste des moments d’une confondante beauté. Les sonorités étales de son ouverture, la féerie de son Scherzo ou encore ses nombreux thèmes d’esprit populaire font de cette œuvre une invitation à un enivrant voyage romantique.
Le déroutant compositeur tchèque Erwinn Schulhoff est un précurseur. Communiste, homosexuel, juif et avant-gardiste, il est une cible privilégiée des nazis et meurt dans le camp de Wülzburg en 1942. Son Sextuor à cordes op. 45, créé dans le contexte berlinois de la République de Weimar, est empreint de hardiesse, de fougue et de sonorités jazzy, tout autant qu’il évoque un fourmillement virevoltant d’énergie créatrice.


Programme musicale : 

Ludwig van Beethoven, Symphonie n°6 Pastorale (arr. M.Gotthard Fisher)
Johannes Brahms, Sextuor à cordes n°2 op. 36
Richard Strauss, Capriccio op. 85, Prélude
Erwin Schulhoff, Sextuor à cordes op. 45

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